Aménagez un terrain en pente La piscine naturelle n’ayant pas de forme prédéfinie, elle peut facilement s’adapter à votre terrain. Loin d’être un inconvénient, une pente peut au contraire être l’occasion de donner un aspect encore plus naturel à la piscine. Un mur de soutènement sera idéal pour installer une cascade et les pompes électriques de relevage. Des végétaux peuvent y être plantés pour adoucir l’aspect minéral : fougères et nombril de Vénus coloniseront spontanément les interstices.
Les plantes épuratoires Pour filtrer naturellement l’eau, des réserves de terre plantées de plantes capables de filtrer l’eau sont aménagées tout autour de la piscine. Une échelle, de 1 à 100, permet de mesurer la capacité des plantes à filtrer l’eau. La palme revient à l’Hippuris integris, ou pesse d’eau queue de cheval, qui affiche un résultat de 85/100. Tous les végétaux doivent être plantés en panier, pour simplifier leur entretien. Astuce : la hauteur indiquée sur les pots mesure l’écart entre le haut du pot et le niveau d’eau. Par exemple, l’Acorus calamus ‘Variegatus’ a une profondeur de plantation conseillée de 0 à 20 cm sous le niveau de l’eau. La plante peut donc être immergée jusqu'à 20 cm d’eau à partir du haut de son pot.
L’oxygénation Une fois filtrée par les plantes épuratrices installées dans les zones de lagunage, l’eau est remontée par une pompe. Il est conseillée de la faire retomber en cascade pour ajouter une oxygénation naturelle. Le bruit ainsi produit contribuera au charme du lieu. Les échanges gazeux entre l’eau et l’air sont vitaux pour l’écosystème du bassin. Dans une eau stagnante, notamment pendant la saison chaude (de mai à septembre), l’eau souffre d’un manque d’oxygène. Le brassage créé par un mouvement continu en circuit fermé, avec jet ou cascade par exemple, garantira une bonne oxygénation.
Le bassin Pour que l’eau reste claire, ne plantez pas directement dans le bassin de nage. Un léger dévers permet à l’eau de surface du bassin de s’écouler régulièrement vers les filtres plantés tandis qu’une pompe remonte l’eau nettoyée vers le haut du bassin de nage. Ce circuit permet de profiter d’un bassin propre tout au long de l’année. Avec l’arrivée de l’automne, veillez à maîtriser la chute des feuilles pour éviter un dépôt trop important au fond de l’eau, qu’il faudra alors récupérer avec un suceur. C’est la seule période un peu délicate pour la piscine naturelle.
Intégration totale L’immense avantage d’une piscine naturelle réside notamment dans sa facilité d’adaptation et d’intégration à son environnement. Elle paraît avoir toujours été là, alors qu’il s’agit d’un aménagement qui répond à des normes précises. Deux bassins distincts doivent notamment être aménagés : un pour la baignade et un bassin périphérique où sont plantés des végétaux qui font office de filtre pour remplacer les produits chimiques.
La petite taille de la piscine peut être compensée par des équipements dignes d’une grande. Elle peut par exemple être chauffée (80 % des piscines) au moyen d’une pompe à chaleur, ce qui prolongera de deux mois la possibilité de baignade. Par ailleurs, elle peut comme ici être équipée de buses afin de se transformer en bain bouillonnant, voire massant. Et avec un éclairage LED, votre bassin sera une vraie féerie le soir venu.

Qu’est ce qu’une baignade naturelle ? Les baignades naturelles sont à part dans le monde de la piscine. Conçues sur le modèle initié par Peter Petrich en Autriche il y a tout juste trente ans, elles s’intègrent de façon paysagère dans leur environnement et n’ont pas le droit de s’appeler piscines par décision de l’organisme de certification AFNOR. Elles ne sont d’ailleurs pas soumises à la loi sur la sécurité des bassins ni même imposées, à l’inverse de la majorité des piscines.
Q